Les recettes de santé par les plantes sont souvent des recettes, des remèdes de grand'mère. On les appelle ainsi du fait que ces recettes de santé naturelles par les plantes sont souvent millénaires. Alors, évidemment, nos ancêtres les connaissaient. Nos grands'mères avaient la sagesse de consulter la nature plutôt que le médecin. Pour ce faire, elles conservaient précieusement toutes les recettes de santé par les plantes apprises par leurs propres grands'mères. Mémoire orale, dans la plupart des cas. Mémoire écrite, par la suite. De nos jours, la confiance va aux remèdes chimiques. C'est dans l'air de la virtualité. Mais les sages diront toujours qu'un mal se soigne au niveau de sa cause et non pas à celui de ses effets. Si elles pouvaient tenir notre language, nos compagnes naturelles, les plantes, nous diraient certainement qu'elles sont porteuses des meilleurs remèdes et que l'on ne vainct pas un mal en cinq minutes. Sagesse toujours. Raison aussi. Sensibles à cet état de choses, nous vous livrons ici six pages de recettes de santé par les plantes afin de participer à une tentative de retour au bon sens et à une reconnaissance de l'état naturel de notre existence. Recettes de santé par les plantes... remèdes de grand'mère... C'est du pareil au même. C'est surtout frappé au coin du bon sens. Nous nous en tenons, ici, aux plantes qui sont le plus fréquement rencontrées en montagne du Haut Languedoc. En général, ce sont des plantes existant dans toutes les campagnes. De bonnes recettes, une bonne dose d'organisation et de patience, une meilleure sensibilité à la vie naturelle qui est, qu'on le veuille ou non, notre état d'humains et les esprits seront, eux aussi, mieux soignés. Mieux aérés. Plus sains. C'est peut-être, aussi, la vocation des recettes de santé par les plantes, des remèdes de grand'mère.
vertus des plantes
recettes de santé par les plantes et remèdes de grand'mères
Voici maintenant bien longtemps, quand j'étais enfant, ma grand'mère soignait la plupart des maux subis par ma famille avec ce que
l'on appelait alors fort justement " des remèdes de grand'mère". De vieilles recettes naturelles de santé par les plantes, les ingrédients étant fournis par la meilleure des pharmacies locales : la nature avec ses innombrables plantes.
L'état de notre santé dépendait non seulement d'une hygiène de vie adaptée aux conditions de l'époque (le bio était alors le simple "naturel") mais également d'une savante distanciation d'avec la médecine allopathique. La consultation d'un médecin relevait quasiment de la condamnation à souffrir davantage ou pire... Et grand'mère disait à qui voulait l'entendre et, mieux, l'écouter qu'il suffisait souvent de savoir bien fréquenter la nature pour bien se porter. Une question d'équilibre relationnel, de symbiose en quelque sorte.
Selon grand'mère, bien fréquenter la nature voulait simplement dire connaître les plantes et leurs vertus.
Avant de nous quitter, grand'mère nous a légué quelques-unes de ses recettes de santé par les plantes, souvent appliquées. Bien qu'elles aient été reprises dans divers ouvrages, il m'a paru souhaitable de retenir celles de ces recettes de santé susceptibles d'être remises au goût du jour par la vertu des principales plantes vivant encore en montagne du Haut Languedoc.
Voici donc quelques pages de recettes de santé par les plantes dédiées à la mémoire de ma grand'mère, de toutes les grand'mères. Elles ont été celles qui, sages parmi les sages, ont su cultiver et faire fleurir tout un jardin dont la première plante aura été une merveille : l'amour. Puissions-nous rester dignes de la confiance d'alors et pouvoir en faire fructifier l'héritage, ne serait-ce qu'en considérant la nature non pas comme un objet de consommation mais comme une alliée dont, quelle qu'en soit notre approche, nous dépendons tous.
Jean-Marie
aubépine bouillon blanc bouleau bruyère buis chêne
chèvrefeuille chicorée sauvage chiendent chou
coquelicot églantier framboisier frêne genévrier houx
lierre grimpant mauve millepertuis muguet
albuminurie angine calculs couperose diarrhée dysentrie équilibre du système nerveux maux de gorge
Crataegus oxyacantha Épine blanche, blanche épine, épine de mai, noble épine, mai, sable épine.
Les Anciens utilisaient l'aubépine pour lutter contre la goutte, la pleurésie, les vertiges, l'insomnie et les angoisses. En effet, ses composants chimiques sont antispasmodiques, calmants, diurétiques. Ils constituent surtout un remarquable régulateur de la tension artérielle, un précieux toni-cardiaque ayant d'excellents effets sédatifs sur le système cardio-vasculaire (palpitations, angine de poitrine, troubles circulatoires consécutifs ou non à la ménaupose).
Infusion Chaque fois qu'il s'agit de combattre les symptômes énumérés ci-dessus, de rétablir l'équilibre du système nerveux sympathique et para-sympathique dont le bon fonctionnement de tous nos organes et notre repos, utiliser une infusion.
Une bonne cuillère à café par tasse de fleurs ou de pétales d'aubépine deux à trois fois par jour. Pour les récolter, pendant la floraison secouer les branches au-dessus d'une toile.
Cette infusion a aussi une action sur l'angine simple et passe pour la faire avorter si elle est prise dès les premiers symptômes.
Décoction Récoltés en septembre-octobre puis séchés au soleil ou dans un four à basse température, les fruits rouges de l'aubépine sont à concasser au moment de l'utilisation.
Contre certaines formes d'albuminurie : 10 g pour 1 litre d'eau, à boire en deux jours. Contre la diarrhée, la dysentrie et les calculs : 20 à 30 g par litre. Contre les maux de gorges et les angines : 50 g pour 1 litre d'eau, à prendre en gargarismes avec du miel.
La décoction de fleurs et de fruits d'aubépine (20 g pour ½ litre d'eau) s'utilise en lotion contre les rougeurs du visage et la couperose.
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affections de la gorge asthme bronchite engelure hémorroïdes panaris refroidissement toux sèche...
Verbascum thapsus Molène, bonhomme, herbe à bonhomme, grand chandelier, cierge de Notre-Dame, bouillon ailé, herbe de Saint-Pierre, oreille de Saint-Cloud, queue de loup.
Les recettes actuelles de bouillon blanc ont pour base les fleurs (récoltées par temps sec, au fur et à mesure qu'elles s'épanouissent - car elles tombent rapidement - séchées le plus vite possible à l'ombre afin de les empêcher de virer au brun) et les feuilles, fraîches ou séchées. Principales propriétés des fleurs de bouillon blanc : calmantes, adoucissanres, pectorales.
Infusion Réalisée avec 3 g de fleurs séchées pour 100 g d'eau (à prendre 3 ou 4 fois par jour), l'infusion de bouillon blanc a une saveur agréable et sucrée. Les pétales contiennent jusqu'à 10% de glucose.
Elle est indiquée contre la bronchite, les rhumes tenaces, l'asthme, les refroidissements, la toux sèche. Elle est adoucissante, calmante - parce que légèrement narcotique . Elle facilite l'expectoration et est également sudorifique.
Certaines personnes la conseillent même en cas de gastro-entérite, de maux de reins et de vessie en raison de son action diurétique mais, surtout, de l'effet bénéfique qu'elle exerce "dans tous les états inflammatoires de nos viscères"
Décoctions de fleurs et de feuilles (30 g pour 1 litre d'eau, à faire bouillir 3 à 4 minutes)à utiliser en gargarismes toutes les demi-heures est salutaire contre les affections de la gorge et plus spécialement les enrouements.
de feuilles fraîches (100 g bouillies 5 minutes dans 1 litre de lait) utilisée en cataplasme sur les panaris, clous, anthrax,
ulcères, hémorroïdes, engelures. Elle apporte un soulagement immédiat et accélère l'évacuation du pus. Il est recommandé de faire boire le lait au patient car il constitue un bon dépuratif.
En décoction dans de l'eau, les feuilles fraîches agissent en lotions ou compresses sur les dartres, les brûlures et les ulcères douloureux. Séchées, elles peuvent remplacer le tabac et sont fumées par les asthmatiques qu'elles soulagent.
Huile Une partie de fleurs fraîches de bouillon blanc pour deux parties d'huile d'olive. Faire macérer à feu doux puis cuire jusqu'à consomption de l'humidité, passr en exprimant et mettre dans un flacon bien bouché. S'utilise en lotions ou frictions légères contre les hémorroïdes et les engelures.
Recommandation importante Il est indispensable de toujours passer infusion et décoctions de bouillon blanc sur un linge très fin pour éliminer les poils minuscules qui recouvrent toute la plante (fleurs et feuilles). L'absence de cetteprécaution provoquerait une irritation de la gorge.
affections cutanées boutons couperose dartres eczéma embarras vessie hydropisie obésité rhumatismes...
Betula alba Biole, boule, bois néphrétique d'Europe, bouillard, bouillon, arbre de la sagesse, sceptre des maîtres d'école.
Aucun arbre n'a rendu autant de services à l'homme que le bouleau. On en a fait des jantes de roues, des arceaux pour les futailles, des sabots, des balais et des verges (à l'école). Sa sève a remplacé le sucre et servi à préparer du vin. Avec son écorce, on a couvert des cabanes, fabriqué des corbeilles, des cordes, des chaussures tressées, des filets, des bouteilles, des assiettes, des torches. On en a extrait une huile utilisée pour le tannage. On en a fait de la bière et une pâte alimentaire que certaines populations de Russie mélangeaient au caviar. La peau très fine et résistante tirée de l'écorce a longtemps servi de parchemin ou de papier. Propriétés : dépuratif, antidartreux.
Eau de bouleau Au printemps, avant le développement des feuilles, percer un trou dans le tronc des jeunes bouleaux en pleine croissance avec une petite vrille et y enfoncer une paille par laquelle s'écoulera la sève à recueillir dans un récipient couvert d'un linge pour empêcher insectes et poussières d'y tomber. Pour ne pas épuiser l'arbre, ne pas prolonger cette extraction plus de deux ou trois jours et boucher ensuite le trou avec une cheville de bois.
Assurer la bonne conservation du liquide soit en le stérilisant, soit en mettant 4 à 6 clous de girofle et un peu de cannelle dans chaque bouteille.
Cette eau se prend à la dose de 4 à 6 cuillerées par jour. À utiliser contre les maladies de la peau, les boutons, dartres, couperoses, les affections rhumatismales, les reliquats de goutte, les embarras de la vessie.
Vin de bouleau Lorsqu'on en a suffisamment, c'est avec l'eau de bouleau qu'on fabrique un vin pétillant et sucré qui évoque le
champagne. On met la sève dans un petit tonneau, on y ajoute du miel, des raisins secs et quelques aromates (sauge, thym, cannelle par exemple) et on laisse fermenter, bien fermé, pendant 1 mois. On soutire et on met en bouteilles capsulées.
Décoctions de feuilles séchées Cueillir les feuilles au printemps et les faire sécher à l'ombre. Préparation : 30 à 60 g de feuilles séchées pour 1 litre d'eau. Faire bouillir doucement 2 à 3 minutes puis retirer du feu. Quand la température est descendue aux environs de 40°, ajouter une pincée de bicarbonate de soude qui facilite la dissolution des principes actifs. Laisser infuser plusieurs heures. À la dose de 4 ou 5 tasses par jour entre les repas, cette boisson est indiquée contre les maladies de la peau, l'albuminurie, l'hydropisie, l'obésité par rétention d'eau, la goutte, les rhumatismes, les calculs rénaux et biliaires, les œdèmes cardio-rénaux. Elle s'applique aussi en lotions et compresses désinfectantes sur les affections cutanées (dartres, eczéma, boutons, etc...) et les taches du visage.
d'écorce Mettre 30 à 60 g d'écorce de bouleau dans 1 litre de vin blanc ou d'eau. Faire bouillir 5 minutes et infuser au moins autant. Un petit verre matin et soir est conseillé dans les fièvres intermittentes.
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